Trop c’est trop! Les commerçants n’en peuvent plus. À Libreville, en cette période de confinement imposé par le coronavirus, les contrôles immodérés des agents municipaux mettent en péril les petits commerces et leurs salariés. Les commerçants se sont rapprochés du Syndicat National des Opérateurs économiques du Gabon ( Synopeg), pour se plaindre entre autres des effets de la taxe d’hygiène. Une taxe trimestrielle de 30 000 Fcfa.
» Les petits commerces qui sont moins structurés que les grands sont des bombes à retardement. Ils ne tardent pas à mettre la clé sous le paillasson s’ils sont asphyxiés par trop de taxes », explique Adama, un jeune commerçant du 6ème arrondissement. Dans les différents quartiers de la capitale gabonaise, les boutiques de vente des valises, les tailleurs, les boutiquiers, et autres petits commerces sont forcés de débourser 30.000 Fcfa au titre de la taxe dite d’hygiène. Les marchandises des commerçants qui s’ opposent à l’aquittement de ladite somme sont saisies.

Une situation que déplorent les petits commerçants, qui doivent pouvoir en fin de mois payer leurs charges. « Quand ils sont arrivés, ils m’ont agressé à tous les niveaux. Selon eux, le Maire de Libreville leur a dit que si nous ne voulons pas payer, on rentre dans nos pays pour faire le désordre là-bas, ici force reste à la loi », a confié au Synopeg un commerçant du 3ème arrondissement de Libreville.
Rappelons que le 6 novembre 2019, tous les commerçants ou presque, de Libreville, avaient décidé unanimement de fermer leurs boutiques pour protester contre les contrôles, semblent-t-ils non justifiés de l’Hôtel de Ville. Le Ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Justice de cette époque, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, avait reçu les deux parties (Mairie et Syndicats des commerçants) pour trouver un accord. Il avait fermement instruit la Mairie de Libreville de sursoir ces contrôles problématiques Ses propos n’ont visiblement pas été entendus du bon oreille.


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