Clôture du Séminaire de la CECC de l’APF : La responsabilité collective au centre de la lutte contre les pandémies.

Les lampions se sont éteints le vendredi 24 avril 2026 sur le séminaire de la Commission de l’éducation, de la Culture et de la Communication de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. Au centre de cette clôture, les travaux de la Sous-commission « Réseau Parlementaire de lutte contre les pandémies » sanctionnés par des échanges approfondis sur les défis sanitaires contemporains. Dans un contexte mondial encore marqué par les séquelles du COVID-19, les séminaristes ont mis l’accent sur l’anticipation, la coopération et le renforcement des dispositifs législatifs.

Le Président de la CECC, Laurent Wehrli, a donné le ton d’entrée de jeu :
« Nous avons une responsabilité collective : tirer les leçons des crises passées pour bâtir des systèmes de santé plus résilients. La Francophonie doit être un espace d’anticipation et non de réaction. »

En ouverture, la question des mutations du coronavirus et des risques de futures pandémies a suscité un vif intérêt. Invité principal de cette séquence, Anicet-Clotaire Dikoumba, Directeur général du Centre international de recherches médicales de Franceville, a insisté sur la nécessité d’investir dans la recherche scientifique :
« Les virus évoluent constamment. Notre capacité à détecter précocement les mutations et à partager les données scientifiques déterminera notre efficacité face aux prochaines crises. »

Il a également plaidé pour une meilleure coordination entre États :
« Aucune nation ne peut affronter seule une pandémie. La coopération scientifique et politique est la clé. »

Autre point majeur à l’ordre du jour : la lutte contre les médicaments falsifiés dans l’espace francophone. Le pharmacien Antoine Junior Mekontso a alerté sur l’ampleur du phénomène :
« Les médicaments contrefaits ne sont pas seulement une fraude économique, ils constituent un danger direct pour la vie des patients. Nous devons harmoniser nos législations pour mieux les combattre. »

Les Parlementaires ont ensuite échangé leurs expériences nationales, soulignant l’importance du renforcement des contrôles et de la sensibilisation des populations.

La session consacrée au VIH, au paludisme et au cancer chez l’enfant a rappelé que certaines crises sanitaires persistent. Le Dr Alain Mombo Mombo a insisté sur la continuité des efforts :
« Le paludisme reste une urgence quotidienne en Afrique. Les progrès sont réels, mais fragiles. »

De son côté, la spécialiste du VIH, Raissa Okouyi Ndong Assari, a plaidé pour une approche plus inclusive :
« La lutte contre le VIH ne peut réussir sans une prise en compte des réalités sociales et culturelles. Il faut rapprocher les soins des communautés. »

Concernant le cancer, Arnaud Boris Koumba a mis en avant le déficit d’infrastructures :
« Le diagnostic précoce reste un défi majeur. Investir dans les centres spécialisés est une priorité absolue. »

Enfin, Joel-Fleury Djoba Siawaya, Directeur du Laboratoire national de santé publique, a rappelé le rôle stratégique des laboratoires :
« Sans données fiables, il n’y a pas de politique de santé efficace. Les laboratoires sont au cœur de la riposte sanitaire. »

Au terme des travaux, les Participants ont réaffirmé leur volonté de renfoncer la coopération parlementaire et de partager les bonnes pratiques législatives. Les échanges ont permis de dégager des pistes concrètes pour mieux anticiper les crises sanitaires et protéger les populations.

Presse Assemblée Nationale.

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