Élections professionnelles : La FETRAG dénonce un “échec systémique” et exige l’annulation du scrutin

Lors d’une conférence de presse tenue le 4 mai 2026 à Libreville, le secrétaire général de la Fédération des Travailleurs du Gabon (FETRAG), Jocelyn Louis N’Goma, a dressé un réquisitoire sévère contre l’organisation des élections professionnelles en cours dans le pays. Face aux journalistes, il a qualifié le processus d’« échec systémique », mettant directement en cause la Commission nationale des élections professionnelles.

Dans une déclaration structurée, Jocelyn Louis N’Goma a pointé plusieurs manquements graves, notamment la violation des obligations légales d’organisation, la rupture de la chaîne décisionnelle et l’atteinte à la sincérité du scrutin. Il ne s’agirait plus, selon lui, de simples dysfonctionnements administratifs, mais d’un « effondrement global du processus électoral », révélateur de défaillances structurelles profondes.

Au cœur des critiques figure le non-respect de l’article 2 de l’arrêté n°08, qui encadre l’organisation des élections professionnelles sous l’autorité du ministre du Travail. La Commission, censée assurer la cohérence et la mise en œuvre du processus, aurait failli à ses missions en ne produisant pas de données fiables et en n’assurant pas une coordination nationale efficace.

Le responsable syndical a également dénoncé une gestion inégale entre les secteurs public et privé. Si certaines entreprises privées ont pu finaliser leurs opérations, la majorité reste inachevée, tandis que le secteur public souffrirait d’une désorganisation totale. Une situation qui fragilise, selon lui, la crédibilité des résultats et rompt l’égalité entre les acteurs.

Autre point d’alerte : l’absence de publication officielle des tendances, empêchant tout recours contentieux et constituant une atteinte directe au droit de recours. Cette opacité est jugée incompatible avec les principes fondamentaux du processus démocratique.

Au regard de ces éléments, Jocelyn Louis N’Goma appelle à l’annulation pure et simple du scrutin, à la reconnaissance des responsabilités de la Commission et à une refonte intégrale du dispositif électoral, afin de restaurer la confiance, la transparence et la rigueur institutionnelle.

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