Institutionnalisation des langues maternelles: le CRAAL plaide pour une synchronisation entre recherche scientifique, volonté politique et pratiques pédagogiques innovantes

Au 21 février de chaque année, L’UNESCO met en avant les langues maternelles à travers le monde, grâce à cette journée qui leur est dédiée: la Journée internationale de la langue maternelle, instaurée en novembre 1999 et très célébrée à travers le monde depuis l’an 2000. C’est donc pour être en phase avec celle-ci que le Centre de Recherches Appliquées aux Arts et aux Langues (CRAAL) a mené hier, vendredi 20 février 2026, une Journée de réflexion visant à donner au projet d’institutionnalisation de l’enseignement des langues maternelles au Gabon, des bases solides et contextuellisées grâce à des recommandations fondées sur une mise en synergie des chercheurs spécialisés, des politiques, pour la décision, et les praticiens pédagogues pour la mise en pratique.

Cette journée de réflexion a eu lieu dans la salle des Actes de l’Institut de Formation aux Métiers de l’Éducation (IFME), anciennement appelé Ecole Normale Supérieure (ENS), et a été présidée par le Pr. Eugénie Eyeang, didacticienne des Langues et des Cultures, par ailleurs Inspecteur Général des Services au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui a lancé la journée avec une conférence inaugurale.

Au sein de panels bien structurés, les débats ont tourné autour de plusieurs problématiques aux enjeux réels. Tous spécialistes rompus à la tâche, ces chercheurs ont réfléchi et formulé des recommandations claires, tant en rapport avec les TICE et l’intelligence artificielle dans le processus d’enseignement des langues maternelles, qu’avec les idéologies, les politiques linguistiques éducatives, le bi-plurilinguisme, la glottopolitique et la géopolitique des langues nationales.

L’issue de ces échanges scientifiques a révélé, entre autres, que l’efficience de l’institutionnalisation des langues maternelles au Gabon exige une articulation rigoureuse entre recherche scientifique, volonté politique et pratiques pédagogiques innovantes. Un travail en chaîne et bien structuré mené par l’ensemble des acteurs impliqués dans la réalisation de ce projet plus que vital pour nos langues locales, et prenant en compte ces trois dimensions précitées est souhaitable et pourrait à un avenir meilleur et immortel pour les langues nationales.

Pour rappel, L’UNESCO célèbre cette édition 2026 sous le thème mondial formulé ainsi qu’il suit : “Les voix de la jeunesse sur l’éducation multilingue.” Un thème qui met un accès sur la jeunesse.

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