Transgabonais : Immersion explosive au cœur du tronçon le plus sensible du réseau

Sous un ciel lourd d’embruns, la délégation du Groupe Banque mondiale a foulé, casque vissé sur la tête, les emprises ferroviaires d’Owendo, au PK2. Ici, le Transgabonais ne se raconte pas, il se vit. Entre le fracas métallique des wagons et la proximité parfois troublante des habitations, le rail traverse bien plus qu’un territoire : il traverse des réalités humaines.

La visite de Dennis Albert McLaughlin, Vice-Président en charge des Risques du Groupe Banque mondiale, s’inscrit dans le cadre du financement de 150 milliards de FCFA accordé à la SETRAG pour moderniser et sécuriser la voie. Mais sur le terrain, les chiffres cèdent la place aux constats. Le tronçon PK2–PK17, stratégique et densément urbanisé, concentre des défis complexes : occupation irrégulière du domaine ferroviaire, circulation piétonne imprudente, vulnérabilité des riverains.

Avant toute progression le long des rails, les équipes ont rappelé les consignes strictes de sécurité — un rituel révélateur d’une culture du risque désormais centrale dans la gestion du réseau. Les responsables de la SETRAG ont exposé les mesures engagées : renforcement de la surveillance, balisage, dialogue avec les autorités locales.

Au fil de l’immersion, une évidence s’impose : la modernisation ne relève pas seulement de la technique, mais d’un équilibre fragile entre infrastructure et pression urbaine. Saluant le professionnalisme des équipes, le Vice-Président Risk a insisté sur la nécessité d’une approche rigoureuse et durable.

Au PK2, le rail gabonais avance, conscient que sa solidité future dépend autant de l’acier que de la maîtrise des risques qui l’entourent.

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