La maison Politique 🔴 Gabon  / Politique / DNI : A leur demande, six entrepreneurs politiques gabonais reçus en audience à la CEEAC !

🔴 Gabon  / Politique / DNI : A leur demande, six entrepreneurs politiques gabonais reçus en audience à la CEEAC !

🔴 Gabon  / Politique / DNI : A leur demande, six entrepreneurs politiques gabonais reçus en audience à la CEEAC !

 » La CEEAC ayant validé les conclusions du rapport général du DNI d’avril dernier, la démarche des entrepreneurs politiques accusés par une certaine opinion nationale d’être des complices du système Bongo-PDG déchu, semble être un pétard mouillé, suite à l’impérieuse nécessité de renouvellement de la classe politique via les nouvelles conditionnalités de création des partis politiques ! »

Algorithme de résolution…

A la tête de six « partis politiques » sans représentativité, complices du régime déchu, détenteurs des récépissés du Ministère de l’intérieur en guise de leur reconnaissance légale, Marguerite Okome Obame, Présidente du CDJ ; David Mbadinga, Président de l’UPGL; Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, Président de l’US Jean Romain Fanguinoveny, Président du PPG Théophile Makita Niembou, Président du RAPID et Parfait Mihindou Boussougou , Président de l’UPG, ont, à leur demande, été reçus en audience à la la CEEAC, le 02 juillet dernier, par l’Ambassadeur Gilberto da Piedade VERISSIMO, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Selon, le service communication de l’institution régionale, les présidents de ces partis politiques sont allés solliciter le plaidoyer de la CEEAC auprès des Très Hautes Autorités de la Transition politique au Gabon pour éviter l’application en l’état, de certaines recommandations prises à l’issue du Dialogue National Inclusif (DNI) !

En clair, David Mbadinga, le porte-parole de ce collectif a égrené au diplomate angolais, Président de la commission de la CEEAC, entouré pour la circonstance du Général de Brigade Audace Nduwumusi, Chef d’État-major Régional de la FOMAC et de Monsieur Pascal Moussavou Mbina , Directeur de Cabinet du Président de la Commission, une litanie de préoccupations issues des recommandations du DNI d’avril dernier soulignées par son collectif, notamment la suspension des partis politiques, leur exclusion des Commissions électorales qu’ils jugent contraires aux lois et règlements en vigueur au Gabon.

En outre, les membres du Collectif ont tenu à préciser et à compléter certains points de leur déclaration, résumés ainsi qu’il suit :

-La classe politique a salué l’arrivée au pouvoir du CTRI. Il a cru à la promesse faite au peuple de restaurer les institutions notamment l’élaboration d’une nouvelle constitution et son adoption par le référendum ainsi que d’organiser les élections locales et nationales libres, démocratiques et transparentes ;

Après avoir écouté les six entrepreneurs politiques gabonais avec une attention particulière, dans un narratif diplomatiquement correct, Tout en leur exprimant toute sa reconnaissance pour leur démarche, qui, selon lui, témoigne de l’importance que les acteurs politiques Gabonais accordent à la Facilitation de la CEEAC dans le processus de Transition politique au Gabon, le Président de la Commission de la CEEAC a informé les membres du Collectif qu’il rendra fidèlement compte de leurs préoccupations au Facilitateur de la CEEAC dans le processus de transition politique au Gabon, le Pr Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, Président en exercice de la CEMAC.

Eu égard à tout ce qui précède, une certaine opinion nationale aimerait bien savoir les vraies motivations de ces six entrepreneurs politiques sans représentativité, ce d’autant que les recommandations du DNI ont été validées par la CEEAC via son facilitateur présent à Libreville lors de la remise de ce rapport au Général Président Oligui Nguema .

Mieux , ledit rapport n’évoque nulle part la dissolution des Partis politiques, mais l’impérieuse nécessité pour le Gabon nouveau de dérouler de nouvelles conditionnalités de création des partis politiques pour mettre un terme aux partis politiques récépissés, sans représentativité, complices de l’ordre ancien via une gastro-politique devenue une norme ,ce depuis plus de 50 ans.

D’où la question de savoir pourquoi ces entrepreneurs politiques ont- ils si peur de remplir en temps opportun les nouvelles conditionnalités de création des partis politiques ?

Dans tous les cas, une chose est sûre : la foultitude de partis politiques dans un petit pays de moins de 2 millions d’habitants d’après le dernier recensement général de la population gabonaise d’il y a plus de 10 ans ne saurait être une sémiotique de la vitalité démocratique dans le pays.

Que les six entrepreneurs politiques reçus à leur demande à la CEEAC le veuille ou non, le DNI d’avril dernier s’est rendu compte de la gastro-politique entretenue par ces 101 partis, un vice implémenté par le système déchu pour s’éterniser au pouvoir ad vitam aeternam.

Le Gabon nouveau mis en orbite par les militaires au pouvoir à Libreville ne saurait se faire uniquement avec ceux qui, depuis plus de 50 ans aux côtés du système Bongo-PDG , ont été complices de la mort du Gabon, un pays pourtant aux potentialités économiques astronomiques mais curieusement plombé par la pauvreté, le chômage galopant de sa population.

En somme, le renouvellement des élites politiques via la’mise en orbite des nouvelles conditionnalités de création des partis politiques devient de facto un impératif politique catégorique non négociable.

David Zang MENGUE 

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