À l’ombre des institutions, certains acteurs exerceraient une influence discrète sur les dynamiques du pouvoir. C’est ce que suggère Africa Intelligence dans une récente publication consacrée à Khalil Rihan, présenté comme une figure de plus en plus incontournable dans les cercles économiques gabonais.
Selon le média, cet entrepreneur libano-gabonais serait devenu « un interlocuteur privilégié de plusieurs groupes étrangers », notamment depuis les événements du coup d’État du 30 août 2023 au Gabon et l’arrivée au pouvoir du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Toujours d’après Africa Intelligence, Khalil Rihan évoluerait en marge des circuits institutionnels classiques.
Le journal évoque ainsi un rôle officieux, entre conseil et intermédiation, dans plusieurs secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie ou encore le BTP. Des informations qui restent toutefois à prendre avec prudence, aucune communication officielle n’ayant confirmé ces éléments à ce stade.
Dans son analyse, Africa Intelligence indique également que certaines négociations impliquant des acteurs internationaux passeraient par cet intermédiaire, ce que l’intéressé nuance. À propos d’échanges avec le groupe Eramet, Khalil Rihan affirme notamment n’avoir « exercé aucune menace ».
Le média panafricain mentionne par ailleurs des tensions avec d’autres figures économiques, citant notamment Michel Tomi et Mehdi Keack, dans un contexte de recomposition des équilibres économiques.
Autre point soulevé : le rôle de la « task force » en charge de l’audit de la dette publique. Africa Intelligence rapporte que cette structure serait perçue par certains observateurs comme un levier d’influence, évoquant des méthodes jugées « agressives » par certaines sources, des affirmations qui n’ont pas fait l’objet de confirmations indépendantes.
Enfin, le média cite également le dossier Karpowership, présenté comme un exemple de décision controversée dans le secteur énergétique, sans que les responsabilités précises ne soient clairement établies.
Dans un contexte de transition politique, ces différentes informations illustrent surtout les interrogations persistantes autour des circuits de décision et de la gouvernance économique. Des éléments qui, à ce stade, reposent essentiellement sur les révélations d’Africa Intelligence et mériteraient d’être corroborés par d’autres sources.


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