Audience :  Commémoration du 44e anniversaire de la disparition de Georges Damas Aleka : biographie d’une figure emblématique de l’histoire politique du Gabon.

Né le 18 novembre 1902 à Orety, quartier Louis, dans la capitale gabonaise, Georges Damas Aleka est issu de l’union de Cécile Tchami, du clan Aguekaza de Louis, et de Georges Boyi, du clan Anïnwon. De sa mère, il hérite du nom Aleka, tandis que son père lui transmet le nom Ndama, qui sera plus tard francisé en Damas. Lors de son baptême à la mission Sainte-Marie, les missionnaires lui attribuent le prénom Georges.

Très tôt tourné vers le savoir, il effectue sa scolarité à l’école Montfort de Sainte-Marie, où il reçoit l’enseignement des Frères de Saint-Gabriel jusqu’à l’âge de 16 ans. En 1918-1919, il obtient son certificat d’études primaires indigènes avant de rejoindre le Congo belge avec son oncle Paul Posso. À Matadi puis à Léopoldville, il se forme en comptabilité et en musique. Plus tard, il poursuit des cours par correspondance à l’École Universelle de Paris, avant de compléter sa formation par un stage de diplomatie au Quai d’Orsay en 1959.

Syndicaliste engagé, Georges Damas Aleka milite activement contre les inégalités raciales durant la période coloniale.

Sa carrière professionnelle débute en 1924 à la Banque Commerciale Africaine, avec plusieurs affectations à Matadi, Brazzaville et Bangui. En 1939, il devient chef comptable à la Compagnie de Navigation des Chargeurs Réunis.

À partir de 1959, il entame une brillante carrière diplomatique. Directeur de la Maison du Gabon à Paris en 1960, il est nommé ambassadeur en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg dès 1961, puis ambassadeur en Allemagne en 1963.

L’année suivante marque son entrée à l’Assemblée nationale où il devient député puis Président de l’institution parlementaire de 1964 à 1975.

Au-delà de son engagement politique, Damas Aleka demeure une grande figure culturelle gabonaise. Musicien, écrivain et poète, il maîtrisait plusieurs instruments, notamment l’accordéon et l’harmonium, tout en initiant de nombreux jeunes au solfège.

Dans le domaine littéraire, il signe plusieurs articles engagés dans le journal L’Étoile Équatoriale, de nombreux poèmes ainsi que l’ouvrage “ L’Homme noir “, publié en 1969 aux éditions Paul Bory.

Compositeur talentueux, il est également l’auteur de plusieurs œuvres musicales parmi lesquelles l’hymne national gabonais “ La Concorde “, aujourd’hui encore symbole d’unité nationale.

Marié à Delphine Izouret Moreau durant 52 années, l’illustre disparu laisse derrière lui une famille nombreuse composée de neuf enfants, de petits-enfants et d’arrière-petits-enfants.

Il s’éteint le 4 mai 1982 entouré des siens, léguant au Gabon l’héritage d’un homme d’État, d’un intellectuel et d’un patriote dont la mémoire continue d’inspirer les générations actuelles et futures.

Presse Assemblée nationale.

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