Joyce Laffite Ntsegue, un candidat qui préfère les valeurs aux étiquettes

Le 13 septembre dernier, au quartier Soduco, 5ᵉ arrondissement de Libreville, Joyce Laffite Ntsegue, candidat tête de liste du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), a livré un discours qui tranche avec la tonalité ambiante de la campagne. À rebours des slogans partisans, il a choisi de parler d’engagement, de sacrifice et de service.

« La politique, ce n’est pas une étiquette. C’est une responsabilité », a-t-il martelé devant ses partisans, rappelant que l’action publique devait être guidée par les valeurs et non par l’appartenance à tel ou tel parti. Derrière ces mots, se dessine le portrait d’un homme qui veut incarner une autre manière de faire de la politique.

Ntsegue revendique un rapport presque spirituel à l’engagement politique. « La politique est un sacerdoce, un sacrifice », insiste-t-il, convoquant des références qui rappellent que servir la population n’est pas un privilège, mais un poids assumé devant l’histoire et les citoyens.

À travers ce langage, il se positionne comme un candidat qui veut inspirer confiance par sa droiture et sa capacité à assumer ses responsabilités.

Cette approche contraste avec d’autres figures de la scène politique, comme Mays Mouissi, qui privilégient une rhétorique centrée sur la discipline partisane et l’allégeance. Là où certains parlent de lignes de parti, Ntsegue préfère évoquer des routes à construire, des hôpitaux à renforcer et une jeunesse à soutenir.

A Soduco, son auditoire a salué ce ton singulier, perçu comme une bouffée d’air frais dans un paysage souvent saturé de calculs politiques. Joyece Laffite Ntsegue s’impose ainsi comme un candidat qui place l’humain, la responsabilité et le sérieux au cœur de son projet. Reste à voir si cette posture saura convaincre au-delà de son fief.

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