À Venez-Voir, derrière la zone de la Haute-Tension, dans la commune de Ntoum, plusieurs habitants tirent la sonnette d’alarme. Ils rapportent des rencontres répétées avec un homme présenté comme souffrant de troubles mentaux, parfois porteur d’une machette. Dans cette zone encore faiblement urbanisée, les riverains redoutent qu’un incident plus grave ne survienne.
Le secteur concerné reste marqué par une végétation importante, des arbres et plusieurs petits cours d’eau. L’absence d’éclairage public dans certaines portions complique davantage les déplacements, notamment à la tombée de la nuit. C’est dans cet environnement que plusieurs habitants disent avoir été confrontés à des situations qu’ils jugent préoccupantes.
Carle Meyo raconte notamment avoir été confronté à cet homme après que celui-ci serait entré dans sa concession et aurait, selon son témoignage, fait des avances à ses filles mineures. Une altercation aurait ensuite opposé les deux hommes. Carle Meyo affirme également que l’intéressé s’est ensuite présenté devant le chef de quartier pour déposer une plainte à son encontre.
D’autres témoignages font état de situations plus inquiétantes. Un groupe de jeunes filles affirme avoir aperçu l’homme les observant depuis les arbres alors qu’elles se trouvaient à la rivière, avec une machette. Elles auraient immédiatement quitté les lieux.
Une habitante, Maman Abaga, raconte pour sa part avoir été menacée alors qu’elle revenait de sa plantation. Selon son témoignage, l’homme aurait tenu des propos menaçants et adopté un comportement agressif, la poussant à abandonner ses affaires pour prendre la fuite.
Un autre riverain rapporte également qu’une agente venue dans le cadre du Recensement général de la population aurait été agressée après s’être rendue à son domicile sans connaître sa situation.
D’autres habitants évoquent encore des scènes nocturnes jugées préoccupantes, notamment la présence de l’homme à proximité des habitations et des chemins de passage.
Face à ces témoignages, les riverains souhaitent surtout que la situation ne soit pas ignorée. Ils appellent le chef de quartier, la mairie de Ntoum, les élus de la localité et les autorités administratives, notamment le gouverneur, à se saisir de la situation.
Au-delà de la question sécuritaire, les habitants souhaitent qu’une solution adaptée puisse être trouvée pour cette personne, notamment à travers une prise en charge par les services compétents. L’objectif, selon eux, est d’éviter qu’une situation déjà préoccupante ne débouche un jour sur un fait divers aux conséquences irréversibles.


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