Mont-Bouët : l’AGASA ferme une aire d’abattage pour insalubrité

La lutte contre les pratiques à risque dans le secteur alimentaire se poursuit au marché de Mont-Bouët. Vendredi 9 octobre 2026, les équipes de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) ont procédé à la fermeture immédiate d’une aire d’abattage après avoir constaté de graves manquements aux règles d’hygiène et de sécurité sanitaire.

La vigilance sanitaire reste de mise au marché de Mont-Bouët, à Libreville. Dans le cadre de l’opération « Coup de pouce », les agents de l’AGASA poursuivent leurs contrôles afin d’identifier les opérateurs qui exercent sans respecter les exigences sanitaires en vigueur.

La journée du vendredi 9 octobre a été marquée par une découverte préoccupante. Selon les informations communiquées par l’Agence, une aire d’abattage fonctionnait dans des conditions jugées incompatibles avec les normes minimales d’hygiène. L’environnement de travail, les méthodes utilisées ainsi que le matériel observé ont été mis en cause.

Face à la gravité des manquements relevés, les équipes de contrôle ont décidé de fermer immédiatement cette activité. Une mesure qui rappelle les enjeux liés à la manipulation des denrées alimentaires dans les marchés, où les conditions de préparation et de conservation peuvent avoir des conséquences directes sur la santé des consommateurs.

La recherche du profit face à l’impératif sanitaire

Au-delà de cette fermeture, l’opération soulève une question essentielle : dans quelles conditions les aliments destinés aux populations sont-ils préparés et commercialisés ? La viande, particulièrement sensible aux conditions d’abattage et de conservation, exige des pratiques rigoureuses pour limiter les risques de contamination.

L’AGASA a également adressé un avertissement aux opérateurs qui persistent à ignorer les règles sanitaires malgré les rappels et les interpellations des services compétents.

Reste désormais à savoir quelles mesures de suivi seront prises pour éviter la reprise d’activités dans des conditions similaires et garantir durablement le respect des normes.

À Mont-Bouët, le contrôle sanitaire ne relève donc pas d’une simple formalité administrative : il constitue un enjeu de santé publique qui engage aussi bien les professionnels que les autorités chargées de protéger les consommateurs.

Laisser une Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.