À Rio, le délai de six mois affiché sur la pancarte du chantier soulève toujours des interrogations. Alors que les travaux tardent à aboutir, un précédent judiciaire récent autour du monument Georges Damas Aléka vient poser une autre question : jusqu’où peut aller la responsabilité lorsqu’un chantier public n’est pas livré dans les délais ?
Le dossier du carrefour Rio revient au centre des interrogations. Dans une publication du 30 septembre, Kongossa News s’est penché sur le délai d’exécution annoncé pour cet important projet d’aménagement à Libreville, attribué au Roi des Chantiers. Une mention particulièrement visible sur la pancarte du chantier indique : « Délai d’exécution : 6 mois ».
Mais six mois à compter de quelle date ? C’est toute la question.
Pour déterminer s’il existe réellement un dépassement contractuel, il faudrait notamment connaître l’ordre de service, la date officielle de démarrage, les éventuelles suspensions de travaux, les avenants et, le cas échéant, le nouveau calendrier arrêté par les parties.
Kongossa News évoque également des contraintes qui auraient impliqué notamment Gabon Telecom et la SEEG, ainsi que des études techniques nécessaires à l’organisation des déviations. Des éléments qui demandent encore à être documentés par les acteurs concernés.
Mais une autre interrogation apparaît désormais.
Le 14 août dernier, l’architecte et entrepreneur Erick Mauro Nguémah a été placé sous mandat de dépôt dans le dossier du monument Georges Damas Aléka, dans une affaire portant notamment sur des griefs liés à la gestion de fonds publics et aux engagements contractuels.
Le parallèle s’arrête là : aucune procédure judiciaire visant Le Roi des Chantiers ou Joseph Trésor Agano dans le dossier Rio n’est établie à ce stade.
Reste une question de fond : si des manquements contractuels étaient éventuellement établis à Rio, quelles responsabilités pourraient être engagées ?
Avant toute sanction, une chose paraît indispensable : les documents doivent parler.


Laisser une Réponse