À quelques semaines de l’élection à la présidence de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), la question du financement du football national revient au centre du débat. Au-delà des rivalités autour de la succession de Pierre-Alain Mounguengui, une interrogation mérite une attention particulière : les ressources mobilisées pour le développement du football profitent-elles suffisamment aux clubs, aux centres de formation et aux jeunes talents gabonais ?
La récente intervention du député Donatien Efatoughé-Bié devant la représentation nationale a remis cette problématique sur la table, notamment à travers la question du financement des centres de formation. Une sortie qui a provoqué une vive réaction de Pablo Moussodji Ngoma, mais qui soulève surtout un enjeu de fond : celui de la répartition et de l’utilisation des ressources consacrées au football.
La FEGAFOOT bénéficie de différents mécanismes de financement, notamment à travers les programmes de développement de la FIFA et de la CAF, auxquels peuvent s’ajouter les concours de l’État et d’autres partenaires. Ces ressources sont destinées, entre autres, à soutenir les infrastructures, la formation, les compétitions et la structuration du football national.
Mais quelle part de ces financements atteint effectivement les acteurs de terrain ? Quels montants sont consacrés aux clubs, aux académies et à la formation des jeunes ? Selon quels critères les bénéficiaires sont-ils sélectionnés ? Et quels mécanismes permettent d’évaluer les résultats obtenus ?
Ces interrogations ne constituent pas des accusations de mauvaise gestion. Elles traduisent une exigence légitime de transparence et de redevabilité envers les acteurs du football et l’opinion publique.
À l’approche du scrutin du 19 décembre, les candidats à la présidence de la FEGAFOOT gagneraient ainsi à dépasser les déclarations de circonstance pour présenter des propositions précises, chiffrées et vérifiables.
Car l’avenir du football gabonais ne se jouera pas uniquement dans les urnes. Il se mesurera aussi à la capacité de ses dirigeants à transformer les financements disponibles en opportunités concrètes pour les clubs, les formateurs et les générations futures.


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