Avec « C Nous », Dany Maggeintha et plusieurs figures du hip-hop gabonais rappellent que le rap n’a pas dit son dernier mot. Alors que la Ntcham occupe une place importante dans le paysage musical national, cette collaboration ravive le débat sur l’avenir du genre.
Le rap gabonais est-il vraiment mort ? C’est la question que soulève la sortie de « C Nous », un morceau de Dany Maggeintha en collaboration avec Shaalah, Zeben, Andromed’ha et Barabbas. Mis en ligne le 1er octobre 2026, le titre marque les retrouvailles de plusieurs figures du hip-hop national et apporte une réponse artistique à ceux qui estiment que le rap aurait perdu sa place face à la montée en puissance de la Ntcham.
Ces dernières années, le concept « La Ntcham domine le monde » a illustré l’ambition et la popularité d’un mouvement musical qui s’est imposé auprès d’une partie importante de la jeunesse gabonaise. Cette visibilité a parfois nourri l’idée que le rap appartenait désormais au passé. Pourtant, l’histoire du hip-hop gabonais, marquée par des groupes emblématiques comme Hay’oe, rappelle que ce courant possède des racines solides.
Avec « C Nous », les anciens reprennent le micro et réaffirment leur présence. Les premières réactions observées sur les réseaux sociaux témoignent d’un intérêt pour cette collaboration, saluée notamment pour sa réalisation, ses images et les prestations des artistes. Selon les chiffres communiqués, le clip approche les 20 000 vues sur YouTube, un signal encourageant pour ce retour collectif.
Au-delà des statistiques, cette sortie pose une question essentielle : faut-il opposer rap et Ntcham ? L’évolution des musiques urbaines montre plutôt que plusieurs courants peuvent coexister, se renouveler et attirer des publics différents.
Le rap gabonais n’a peut-être pas disparu. Il traverse une période où sa visibilité est mise à l’épreuve. Avec « C Nous », ses vétérans rappellent qu’ils ont encore des choses à dire. Reste désormais à transformer ce retour en une dynamique durable, capable de séduire les nouvelles générations et de redonner au rap une place de premier plan sur la scène nationale.


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