Cnamgs et rapport de l’OMS : Le gouvernement gabonais dissipe les malentendus

La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) se retrouve, malgré elle, au cœur d’une controverse numérique. À l’origine du tumulte, une lecture tronquée d’un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’efficacité du système de protection sociale au Gabon. Sur les réseaux sociaux, des voix ont rapidement déformé les conclusions de cette étude, allant jusqu’à qualifier l’institution d’« arnaque ».

​Face à cette fronde, la ministre des Affaires sociales, Armande Longo-Moulengui, est montée au créneau pour rétablir les faits. S’appuyant sur un communiqué officiel de l’agence onusienne, la membre du gouvernement a rappelé que l’OMS n’a jamais employé de tels termes. Bien au contraire, le rapport souligne le caractère stratégique de la Cnamgs, la qualifiant d’avancée majeure vers la couverture sanitaire universelle au Gabon.

​Loin de nier les lacunes opérationnelles relevées par l’OMS — comme les difficultés d’accès aux soins constatées par les assurés — la tutelle préfère adopter une approche constructive. « Aucun système de protection sociale n’est parfait », concède la ministre, percevant les recommandations de l’organisation comme un levier d’optimisation plutôt que comme une stigmatisation.

​Pour répondre aux attentes légitimes des populations, le gouvernement mise désormais sur une série de réformes structurelles. Au programme : une digitalisation accrue des procédures, un durcissement du contrôle médical et une consolidation des partenariats avec les structures hospitalières. L’objectif affiché est clair : transformer ces observations critiques en un moteur de performance pour garantir, enfin, une prise en charge optimale à chaque citoyen gabonais.

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