« Arrêtez de jeter votre argent par les fenêtres ! » : La stratégie choc de Mays Mouissi pour en finir avec le loyer éternel au Gabon !

Invité sur le plateau spécial de Gabon 24, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a frappé fort. Face au calvaire des locataires qui « créent une rente sur le propriétaire à fonds perdus », le gouvernement abat sa carte maîtresse : transformer les loyers mensuels en traites bancaires sur 15 ans.

Si le projet des 3 100 logements de Bikélé-Essassa (estimé à 128 milliards de FCFA) fait rêver, c’est surtout par son réalisme chirurgical. Derrière les ambitions d’intégration sociale et l’ouverture totale du programme au secteur privé, le ministre a dévoilé un plan de bataille logistique bétonné pour éviter un énième fiasco immobilier.

Finis les chantiers fantômes : La méthode des « petits lots »

Le Gabon a trop souffert des éléphants blancs. Conscient du passif, Mays Mouissi impose une rupture stratégique majeure : interdiction absolue pour les entreprises de couler 3 100 fondations simultanément pour ensuite abandonner le site.

« Nous préférons qu’une entreprise sorte 50 soubassements, finisse 50 maisons, et qu’on fasse rentrer les Gabonais. Puis on passe au second lot. »

Pour tenir ce calendrier serré (premières livraisons d’ici quatre mois), l’État mise sur le patriotisme économique. Exit le monopole d’un seul géant : pas moins de 9 PME de droit gabonais se partagent la zone de Bikélé. Sur le terrain, l’obligation d’embaucher de la main-d’œuvre locale devrait générer près de 10 000 emplois directs et indirects.

Eau, électricité et provinces : L’offensive globale

Construire de grands espaces (chambres de 12 à 14 m²) ne suffit pas si les robinets restent secs. Le ministre a confirmé des instructions présidentielles fermes pour raccorder d’urgence le site aux réseaux majeurs (conduites de Libreville et barrages de Kinguélé/Tchimbelé).

Enfin, pour faire taire les critiques sur le centralisme, le ministre a dressé la carte d’une riposte nationale. De Franceville (100 maisons) à Lambaréné (50 logements), en passant par Ndendé ou Makokou, les chantiers sortent de terre simultanément. La chasse au logement précaire est officiellement ouverte sur tout le territoire.

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