Travaux : Germain BIAHODJOW défend le texte sur la réorganisation de la HAC devant la Commission de la Communication.

Le ministre de la Communication et des Médias, Germain BIAHODJOW, a été auditionné ce jeudi, 21 mai 2026, en matinée par les députés regroupés au sein de la Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies Numériques chapeautée par l’honorable Jean-Claver LENDOYE. Le membre du Gouvernement y a défendu, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance modifiant certaines dispositions de la loi n°014/2023 du 3 juillet 2023 relative à la réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (#HAC), en République gabonaise.

Cette démarche intervient dans le cadre de la procédure législative en vigueur visant à permettre aux élus d’examiner les fondements, les objectifs et les implications de ladite réforme destinée à adapter le cadre juridique des médias aux nouvelles réalités du secteur.

Face aux députés, le ministre est revenu sur les profondes mutations observées dans l’univers médiatique imposant une adaptation des mécanismes de régulation l’essor rapide des technologies numériques, des plateformes en ligne et des réseaux sociaux, ont profondément transformé les modes de protection, de diffusion et de la consommation de l’information. Ces évolutions ont fait émerger de nouveaux défis en matière de régulation, en particulier en ce qui concerne la désinformation, les contenus illicites, la protection des publics vulnérables et la préservation de l’ordre public “, a indiqué BIAHODJOW au cours de son exposé. Poursuivant cet exercice républicain, le membre du gouvernement a relevé les limites du cadre juridique actuel pour répondre efficacement à ces nouveaux défis “ le cadre juridique actuel apparaît partiellement inadapté pour appréhender efficacement ces nouveaux enjeux “. 

Aussi, le texte prévoit-il, notamment une extension du champ d’actions de la HAC aux nouveaux canaux de communication, dans une logique de modernisation de cette autorité de régulation. “ Le présent projet vise à renforcer les attributions de la HAC afin de lui permettre d’exercer pleinement ses missions de régulation sur l’ensemble des canaux modernes de Communication, dont les plateformes numériques, de partage de contenus, les moteurs de recherches et les services de messagerie ouverts au public “.

L’exposé du ministre a permis aux députés d’appréhender le bien-fondé de ce projet de loi, non sans susciter des réactions sur l’épineuse question liée à la suspension des réseaux sociaux, une mesure qui, selon plusieurs élus, ne repose sur aucun fondement juridique.

Toutefois, le ministre BIAHODJOW a tenu à rassurer les parlementaires quant au respect des principes fondamentaux liés aux libertés publiques, insistant sur le fait que cette réforme vise à instaurer une régulation équilibrée conciliant la liberté d’expression, le droit à l’information et les exigences de responsabilité dans l’espace numérique. Il en a également profité pour rassurer sur une levée progressive de la mesure, sans préciser d’échéance. Davantage de précisions pourraient être apportées lors de la prochaine audition du membre du Gouvernement prévue mardi, essentiellement consacrée à cette question.

Presse Assemblée Nationale.

Laisser une Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.