L’exploitation de la mine de fer de Milingui, dans la province de la Nyanga, entre dans une phase décisive. Invité de l’émission de Gabon 24, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a confirmé que le projet devra impérativement entrer en production avant la fin de l’année 2026, sous peine de retrait de la convention accordée à l’opérateur.
Cette position illustre la nouvelle doctrine du gouvernement : accélérer la mise en valeur des ressources minières tout en exigeant des résultats concrets pour les populations. Le membre du gouvernement a notamment insisté sur la nécessité d’adosser chaque projet minier à un véritable plan de développement local. « Les erreurs du passé ne doivent plus se reproduire », a-t-il laissé entendre, citant l’exemple de Mouanda, dont les infrastructures peinent encore à refléter plusieurs décennies d’exploitation du manganèse.
Le ministre a également défendu une approche équilibrée entre souveraineté économique et sécurité juridique. Face aux débats récurrents autour des conventions minières, il a rappelé que le Gabon devait protéger les investisseurs afin d’éviter les contentieux coûteux qui ont marqué certains projets stratégiques, notamment celui de Belinga.
Avec une contribution estimée à 12 % du PIB national une fois opérationnelle, la mine de Milingui est présentée comme l’un des futurs moteurs de croissance du pays. L’objectif affiché est clair : faire de la Nyanga un nouveau pôle industriel tout en garantissant que les richesses du sous-sol profitent davantage aux territoires qui les accueillent.


Laisser une Réponse