Politique :Crise à l’Union Nationale, le pouvoir pointé du doigt.

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Logo Union Nationale (UN).

C’est un ménage d’envergure qui est fait à l’Union Nationale. Le parti de l’opposition a radié, ce lundi 1er août, près de 28 membres dont certains sont des personnalités bien connues. Cette décision est consécutive à des diversions internes.

Ces tensions avaient abouti, le 23 juillet dernier, à la création, par un groupe d’élus locaux, d’une branche dissidente dénommée Union Nationale Initiale (UNI). Et selon certaines indiscrétions, le pouvoir de Libreville serait à l’origine de cette manœuvre.

L’union Nationale a mis ses menaces à exécution et entériné la séparation entre le camp de sa présidente Paulette Missambo et celui de son concurrent pour la tête du parti, Paul Marie Gondjout.

Ce dernier a justement pris la présidence du nouveau parti UNI et fait parti des radiés, tout comme son épouse, Chantal Myboto ou encore plusieurs élus locaux.

Cette implosion du parti était prévisible, d’autant plus qu’à l’époque du règne de Zacharie Myboto, certaines voix à l’intérieur du parti s’élevaient pour dénoncer certaines manœuvres visant à entraver le bon fonctionnement de l’écurie politique. Et selon des sources proches, le pouvoir serait bien derrière ce chao.

Le but ici, c’est d’affaiblir considérablement l’opposition. “La mission de Paul Marie Gondjout est de maintenir le parti dans un état moribond, en empêchant les militants de travailler”, a sifflé une source.

Et d’ajouter :“ comment comprendre cette situation arrive à quelques mois seulement des élections générales ?”.

La crise qui secoue le parti actuellement laissera sans doute des stigmates et il serait très difficile pour le camp de Paulette Missambo de le refuser. Selon un membre de l’Union Nationale, en sanctionnant, le parti a voulu rassurer les militants et éviter que la crise ne dure.

Igor Ngoma

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