Selon plusieurs médias gabonais citant des sources proches des mécanismes de coopération policière internationale, une notice rouge d’Interpol visant Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo Valentin aurait été validée puis diffusée depuis le 6 mai 2026. Une information qui, bien qu’elle ne figure pas publiquement sur les plateformes ouvertes de l’organisation internationale, suscite déjà de nombreuses réactions dans les sphères politique et judiciaire.
D’après Gabon Media Time, cette évolution interviendrait plusieurs mois après la condamnation par contumace des deux personnalités à 20 ans de réclusion criminelle par la justice gabonaise. Ils avaient notamment été reconnus coupables de détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel et association de malfaiteurs dans une affaire à forte portée politique.
Toujours selon Gabon Media Time, une notice rouge d’Interpol ne constituerait pas automatiquement un mandat d’arrêt international. Elle représenterait plutôt une demande adressée aux services de police des États membres afin de localiser des personnes recherchées et de faciliter, si nécessaire, leur arrestation provisoire dans le cadre d’une éventuelle procédure d’extradition.
Si cette information venait à être officiellement confirmée, elle marquerait une nouvelle étape dans l’internationalisation du dossier judiciaire opposant les autorités gabonaises aux anciens proches du pouvoir. À Libreville, cette procédure pourrait être perçue comme une volonté de donner une portée internationale aux décisions rendues par les juridictions nationales.
De leur côté, les soutiens de Sylvia Bongo et de Noureddin Bongo Valentin continueraient de dénoncer une affaire à caractère politique liée au contexte postérieur au 30 août 2023. Entre impératifs judiciaires et bataille d’image, ce dossier demeure l’un des plus sensibles de la scène politico-judiciaire gabonaise.


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